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Mercredi 20 août 2008
Ca tient souvent a presque rien.
Peut-etre un vieux film en soiree un peu triste, puis je m'endors,
et alors je me reveille en tremblant, transpirant et appeure, seul dans mon lit, vers 3H du matin,
je me demande si je suis fou, un fou que rien ne resonne.

C'est comme si j'etais acteur d'un vieux film en noir et blanc.
Comme dans un tres vieux film en noir et blanc, ou les dialogues sont faux,
et ou les acteurs s'embrassent en pincant les levres.

Et si je craque toutes les nuits, c'est pas des histoires.
Alors que ma vie devrait etre un film en couleur, les couleurs de l'arc en ciel,
c'est comme dans un vieux film en noir en blanc,
le mechant bonhomme, pede gay homo et marrie de surcroit meurt a la fin.

Le lendemain, ma femme me demande pourquoi je ne dors pas,
alors je lui dis que le boulot est dur, mon projet trop stressant,
et comme dans un vieux film en noir et blanc,
je l'embrasse en pincant mes levres.

Par Eric - Publié dans : cauchemar
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Commentaires

Salut Eric, je découvre ton site "par hasard" et j'y trouve des échos avec ma situation personnelle...il y a quelques années. A l'époque ces lignes de l'écrivain Yves Navarre m'avaient aidé à trouver un équilibre : "Je ne suis pas sans penser que celles et ceux qui vivent leur homosexualité dans l'interdit ne sont pas sans la vivre, également, librement. Il y a la liberté de la honte et la liberté d'un silence souvent commandé, décidé pour des raisons finalement respectables. j'ai rencontré plus de fiel chez les militants que dans l'armée du silence : ils sont légions à n'avoir pas su (ou pu) s'avouer l'inavouable. Et pourtant, dans le secret de certaines rencontres, ils furent de bien plus heureux amants. Il y a autant d'hypocrisie chez ceux qui s'affichent ou annoncent la couleur que chez ceux qui se taisent et vivent néanmoins une certaine liberté." Bonne chance dans ta quête de toi-même...
Commentaire n°1 posté par palamede le 21/08/2008 à 00h35
C'est juste.
C'est tellement difficile de juger une personne. Juger quelqu'un, c'est le rendre responsable. Or je crois qu'on n'est pas responsable de ses hormones, de ses instincts, de ses pulsions.
Meme en tant qu' homo, on ne peut pas juger les homophobes.
Réponse de Eric le 22/08/2008 à 08h41
Si les mots ont un sens... Bonjour Eric, bonjour Palamede, C’est quoi, la liberté? Liberté: Etat d’une personne qui n’est pas soumise à la servitude (contrainte, assujettissement, obligation). / Etat d’une personne qui n’est liée à aucun engagement professionnel, conjugal, etc.../ Attitude de qq’un qui n’est pas dominé par la peur, la gêne, les préjugés... / Etat de l’homme qui se gouverne selon sa raison, en l’absence de tout déterminisme. La citation de Yves Navarre, si elle paraît belle et poétique à 1ère lecture me paraît contradictoire. "la liberté d'un silence souvent commandé, décidé pour des raisons finalement respectables." Le silence (sur sa propre homosexualité) est soit commandé (ordonné, contrôlé, imposé), soit décidé par la personne, ce n’est pas la même chose. Le silence (sur sa propre homosexualité) peut être décidé par la personne, en toute connaissance de cause, “je suis gay, mais je préfère me marier” comme Alfonso dans cet extrait de “Ne le dis à personne” de J Bayly http://poemesgays.over-blog.org/article-6350545.html “- Le mariage a ses avantages, mec. Si tu ne te maries jamais, tu vas finir seul, amer, comme ces vieux beaux qui s'en vont à Haïti draguer un de ces acteurs de pacotille qui se baladent du côté de Miraflores. Pense un peu: ça doit être formidable de rentrer à la maison et d'avoir une femme qui te fait de la bonne cuisine, qui te repasse tes chemises, qui te coupe les ongles et qui te met du talc sur les couilles, et des mômes qui jouent avec toi et qui te font mourir de rire. Parce que, sans déconner, Joaquin, la vie de famille, c'est génial. Moi, de toute façon, je veux avoir des petits pour les voir grandir. - Et quand tu as envie d'être avec un homme, qu'est-ce que tu fais? - Tu vas faire un tour, tu dragues quelqu'un, tu te fais mettre un coup, et voilà. C'est comme quand ta voiture commence à ne plus marcher: tu la portes chez le mécanicien, on lui fait une vidange, un lavage-graissage et c'est bon, elle repart comme sur des roulettes.” Mais (et je suis “payé pour le savoir”), le silence, c’est bien plus souvent une autre réalité, comme le dit Yves Navarre: “Ils sont légions à n’avoir pas su (ou pu) s’avouer l’inavouable.” C’est très différent. On est loin de "l’attitude de qq’un qui n’est pas dominé par la peur, la gêne, les préjugés." Je ne pense pas que l’on puisse parler de liberté à propos de ceux sur lesquels c’est exercée une contrainte sociale aussi forte, par le biais de la honte en particulier. (voir http://poemesgays.over-blog.org/article-5938421.html ) Les mots ont un sens, et celui de Liberté, encore plus que tout autre... On peut saluer les hommes mariés mais gay pour leur sens de la famille, de l’engagement, leur sens moral, ils ne sont pas forcément malheureux et sont souvent “dans le secret de certaines rencontres de bien plus heureux amants”. Mais je ne pense pas, honnêtement, que l’on puisse magnifier leur “liberté”. Bien amicalement et fraternellement.
Commentaire n°2 posté par CyriIIe le 24/08/2008 à 10h05
Oui le texte de Navarre contient des éléments contradictoires (que je n'ai pas voulu couper par "honnêteté intellectuelle"). Oui ce texte est daté (début des années 80 ?) et un militant de la cause gay n'écrirait surement pas cela aujourd'hui. Mais pour moi qui ait 35 ans, une femme, deux fils, un amant, deux vies, c'est un des textes qui m'ont permis de dépasser la culpabilité pour me permettre d'inventer une vie qui me donne beaucoup de bonheur(s), à moi et à ceux qui vivent à mes côtés, je crois.
Commentaire n°3 posté par palamede le 24/08/2008 à 22h05
En parlant de culpabilite, moi je trouve que quand on est homo, on n'a le droit que d'etre coupable. Vivant avec un mec, on n'est qu'un pede, Marrie, on est dans le placard. Par contre, un hetero marrie qui trompe sa femme, ca fait bien viril... marrie ou pas, on n'est pas coupable des suffrances que la societe nous inflige (ca fait tres annees 70, mais bon...)
Commentaire n°4 posté par tesio le 25/08/2008 à 04h39

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