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  • J'ai un pied dans le placard et deux mains sur mon clavier
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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 07:46
Ca tient souvent a presque rien.
Peut-etre un vieux film en soiree un peu triste, puis je m'endors,
et alors je me reveille en tremblant, transpirant et appeure, seul dans mon lit, vers 3H du matin,
je me demande si je suis fou, un fou que rien ne resonne.

C'est comme si j'etais acteur d'un vieux film en noir et blanc.
Comme dans un tres vieux film en noir et blanc, ou les dialogues sont faux,
et ou les acteurs s'embrassent en pincant les levres.

Et si je craque toutes les nuits, c'est pas des histoires.
Alors que ma vie devrait etre un film en couleur, les couleurs de l'arc en ciel,
c'est comme dans un vieux film en noir en blanc,
le mechant bonhomme, pede gay homo et marrie de surcroit meurt a la fin.

Le lendemain, ma femme me demande pourquoi je ne dors pas,
alors je lui dis que le boulot est dur, mon projet trop stressant,
et comme dans un vieux film en noir et blanc,
je l'embrasse en pincant mes levres.

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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 17:36
C'etait il y a 13 ans. On etait dans un petit restau de Metz.
On se regardait avec des yeux de merlans frits, on rigolait.
Puis on ironisait sur la table d'a cote, un couple age qui ne se parlait pas.
Ils etaient mignons, mais ils s'emmerdaient royalement.

Ca nous avait choque, et puis ma femme m'avait demande:
"tu crois qu'on en sera la, un jour? - et que ferait-on?"

Et bien, tu vois, ma femme, c'est arrive.
Pourtant je croyais que ca serait impossible.
Mais on en est bien arrive la: on ne se parle plus, au restau.
Et peut-etre meme partout.
Tu me parles, mais je ne t'ecoute pas - mon esprit est ailleurs.

Non pas que je te reproche quoi que ce soit.
J'en suis le premier a le regretter. -Et a en souffrir-.
Mais, victime de moi-meme, je ne peux tout simplement plus lutter.

A quoi penses-tu quand tu m'embrasses?
Sais-tu que tu donnes un baiser non pas a un lepreux, mais a un Gai...

Et je pense a toi, ma femme.
Tu es si belle, intelligente et agreable.
Tu merites un homme qui te parle, te fasse rire, et t'ecoute.

Le matin, le midi, le soir, la nuit,
Sur un divan, sur un lit, au telephone, et bien sur, au restau.
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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 11:09

c'est juste un petit regard qui nous rapproche et nous éloigne en même temps.

Ca fait une heure qu'on médit les voisins, critique la politique et qu'on s'attriste sur une tante mourante.
Ma mère continue sur sa lancée, et me parle d'un ami qui vient de decouvrir que son fils est homo.
"si tu avais vu sa tête le pauvre! [rires] il a construit un empire financier et voilà qu'à la fin de sa vie il réalise qu'il ne pourra pas transmettre ca à son fils: un pédé!"

Alors j'interromps "tu sais maman, pourquoi un pédé ne pourrait pas diriger une entreprise? Adrien a bien dirigé un empire"

Son sourire moqueur se fige. Nos regards se croisent, et ses yeux se baissent. C'est juste un petit regard qui nous rapproche et nous éloigne en même temps.

Je comprends qu'elle n'a pas oublié.
Elle doit comprendre que j'en suis toujours - mes gênes n'ont pas changé avec les années.

Quelques secondes de silence qui interompent une conversation pourtant bien commencée sous les rires narquois.

"Comment va ta femme" me demande-t-elle?

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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 19:59
J'habite seul avec ma femme, dans un tres bel appartement.
J'ai pour me tenir compagnie, un ordinateur, une tele et un vieux chat
Souvent, je fais le marche et la cuisine - Je range, je lave et j'essuie
A l'occasion, les boutons de ma femme, je couds

Mais ma vraie nature, c'est la nuit que je la decouvre, 
quand mes cauchemars de vie au placard me reveillent
Mais je les fais avec humour, enrobes dans des calembours, mouilles d'acide

A l'heure ou nait un jour nouveau, je me reveille pour retrouver mon lot de solitude,
et appercoit ma femme se preparer pour le travail.

Et je pense a ce bel homme qui, sans rien faire, a mis le feu a ma memoire.

Nul n'a le droit en verite de me juger - je precise que c'est seule la nature qui est responsable:

Je suis un bisexuel, comme ils disent.
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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 19:08

J'ai reve de ma petite ville de province ou j'ai grandi jusqu'a 18 ans.

J'allais au marche avec ma mere tous les jeudis. On rigolait bien au marche. Il y avait la vendeuse de crepes a qui il manquait au moins 60 dents et qui souriait trop.

Qu'elles etaient bonnes ses crepes. J'avais droit a une crepe seulement si je ramenais une bonne note en Math. C'etait dur, bien sur. Mais la crepe en valait bien le coup.

Il y avait aussi la femme du boucher qui ne souriait pas assez. Mais moi, j'observais le regard du boucher sur ma mere, et je comprenais pourquoi la femme ne rigolait pas beaucoup.

On etait tous heureux dans notre petite ville de province. Il y avait les rires, les discussions, ma mere qui m'offrait une crepe, et notre chariot etait toujours plein.

Il y avait le fleuriste -aussi. Lorsqu'on approchait son stand - Ma mere arretait de plaisanter, et me disait d'un ton sec: ne re-gar-de pas. "C'est un pederaste".

Et ca m'a reveille.

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